Que penser des différentes versions du test de Q. I. ?

 

Je n’entrerai pas dans cette polémique qui me semble bien insignifiante face à la complexité de notre tâche de Psychologue de terrain, soucieux d’essayer de comprendre l’énigme de la précocité intellectuelle.

Il y a, me semble-t-il , beaucoup mieux à faire et je ne pense pas que le dernier modèle d’outil sorti en la matière soit nécessairement le plus performant..  Le WISC  est avant tout et rappelons -le un simple outil de mesure qui ne se suffit pas à lui seul, quelle que soit sa version (c.f. la question : "le test du Q.I est-il un instrument fiable ?).

De plus, autant un appareil médical issu des nouvelles technologies peut sembler plus performant, qu’un autre, plus ancien, autant le test de Q.I. version II, III,maintenant IV, puis prochainement V puis VI... ne reflète pas les avancées en matière de précocité intellectuelle, car la précocité intellectuelle garde encore pour elle beaucoup de mystères, tout comme le fonctionnement de notre cerveau. Nul ne peut prétendre détenir une seule vérité en la matière. même s'il y aurait évidemment à dire sur ce qui oppose l’une ou l’autre des versions.

En quoi les différentes versions d'un test varient-elles ? : Il s'agit principalement d'une réactualisation des connaissances et d'un matériel soucieux de plaire à ses usagers par son caractère plus agréable (colorisation...), mais l'ensemble des processus cognitifs évalués restent heureusement les-mêmes. Reste  au Psychologue  d'en  sélectionner les informations les plus signifiantes. En cela, le test ne peut qu'être un outil de recueil de données en plus, auquel le Psychologue va  s'efforcer de donner un sens, une interprétation.

Le dilemme des versions est comparable à la question que l'on peut se poser sur le nouveau BAC : le BAC d'aujourd'hui a-t-il davantage de valeur que celui d'il y a 10 ou 20 ans ?

L’essentiel toutefois étant que le Psychologue reste libre de choisir l‘outil de mesure qui lui semble le plus pertinent à ses yeux et qu’il l’utilise avec la plus grande rigueur que lui confère son professionnalisme.

Notre code déontologique heureusement nous laisse encore le choix de nos méthodes et rappelle sur ce point l’éthique, essence même de notre profession, à laquelle sont astreints tous les psychologues.

POUR EN SAVOIR +

Contactez la Psychologue Martine CLEMENTEL

PARIS 8° : 01 45 61 09 57

MONTPELLIER : 04 67 72 99 98

La psychologue Martine CLEMENTEL

RETOUR à L'ACCUEIL