CABINET DE LA PSYCHOLOGUE

MARTINE CLEMENTEL SANTO-PAOLO

De nos jours encore, la précocité intellectuelle ne se définit pas unanimement.

Les professionnels de la psychologie se sont essayés cependant à la mesurer à partir de tests : il convient alors de rappeler que le test ne peut se concevoir et s’élaborer qu’à partir d’un objet que l’on connaît à la fois dans sa structure et son fonctionnement, ce qui est encore loin d’être le cas pour l’intelligence humaine malgré les avancées de la recherche en ce domaine.

En conséquence, une  latitude pour interpréter les résultats au test appartient au psychologue.

Le WISC, test le plus répandu dans l’évaluation du potentiel intellectuel, part donc de sa propre définition de l’intelligence : d’un point de vue dynamique, l’intelligence serait la capacité à résoudre des problèmes en situation nouvelle pour le sujet et à établir des liens entre ses connaissances acquises et la situation, avec une rapidité exceptionnelle.

D’un point de vue structurel, l’intelligence regrouperait un ensemble de processus cognitifs fonctionnant en synergie comme la perception, l’attention, la mémoire, lesquels s’étayeraient sur la représentation de la structuration spatio-temporelle.

On peut également ajouter à cette définition, une conception plus récente, proche des sciences cognitives inspirées de l'intelligence artificielle : l’intelligence serait la capacité à traiter l’information plus ou moins rapidement, de façon fiable grâce aux connexions multiples établies.

Bien que cette définition s’éloigne un peu de celle énoncée selon  le WISC, ce test  permet d’avoir accès à l’intelligence dans son fonctionnement puisque les processus évalués par le test sont aussi ceux concernés par la  conception  cognitiviste : perception, attention, mémoire, représentation spatio-temporelle sont en effet à l’origine du traitement de l’information tel que le conçoivent  les sciences cognitives.

On pourra dès lors convenir que la précocité intellectuelle implique un  fonctionnement du système cognitif  dont la structure repose sur  :

- une pyramide dont la base serait la structuration spatio-temporelle...

- sur laquelle viendraient s’étayer les processus mentaux tels que la perception visuo-spatiale,  la mémoire à court  terme et à long terme  et leurs  "adjoints"   (attention, perception,représentation...)

- l’ensemble    formant un dynamique performante dans sa vitesse de traitement et sa fiabilité, grâce à sa capacité à établir des liens en toute circonstance, nouvelle ou familière.

Notre Cabinet de Paris Champs-Elysées

Notre Cabinet de Montpellier

Autre site de Martine SANTO-PAOLO : PSYCHOLOGUE-ENFANT-PRECOCE-PARIS.COM